L'exercice Red Flag Alaska 09/2 est lancé ! Depuis vendredi 17 avril, les vols ont débuté pour les équipages français à bord des Mirage 2000 D de Nancy et des Mirage 2000 N de Luxeuil.
Les premières missions ont été consacrées à la découverte du Range d'Alaska. «Ces vols, dits de «Familiarisation», ont pour but de lever toute appréhension, explique le lieutenant Olivia Coste, navigatrice officier systèmes d'armes sur Mirage 2000 D. Cela nous permet notamment de découvrir les procédures propres aux phases de décollage et d'atterrissage, ainsi que les particularités propres aux échanges radios.» Plusieurs tours étaient programmés pour permettre à l'ensemble du personnel navigant de se rendre compte de la réalité du terrain.
La journée de la veille était consacrée aux présentations de l'exercice. Le général Mark W. Graper, commandant la base d'Eielson, a profité de cette occasion pour adresser un message de bienvenue à l'ensemble des participants. «C'est avec grand plaisir que nous accueillons tous nos amis américains et français. Tout au long de ce Red Flag Alaska 09-2, nous allons travailler dur pour vous apporter des conditions de combat les plus réalistes possibles.»
Passés les présentations et le premier round d'observation, les hostilités ont réellement pu démarrer le lundi 20 avril. D'un côté, les «Blue Forces», forces de la coalition dont les Français font partie ; de l'autre, les «Red Forces», les agresseurs joués par un escadron de F16. Au menu du jour : missions d'Air Interdiction, frappes aériennes dans la profondeur. Pour l'occasion, les Français évoluent aux côtés de F15 américains stationnés sur la base voisine d'Elmendorf (sud de l'Alaska), chargés d'assurer la maîtrise de la supériorité aérienne. «Ca démarre fort, le ton est donné ! s'exclame le lieutenant-colonel Guillaume Bourdeloux, pilote sur Mirage 2000 D. Les premières sensations sont excellentes. Nous nous retrouvons dans des conditions proches de celles rencontrées en opérations, notamment en Afghanistan, théâtre où les équipages de Nancy sont engagés depuis plusieurs années.» Pour cette première mission, les Français disposent de points précis «à traiter». Les objectifs se trouvent sur un aéroport reconstitué au milieu des forêts de l'Alaska pour les besoins de l'exercice. «Les maquettes d'avions grandeur nature sont très réalistes, détaille le lcl Bourdeloux. On pourrait s'y méprendre.»
Une fois la mission terminée, les mécaniciens français s'activent pour remettre en œuvre les avions. Ils ont débuté leur journée à l'aurore et ne la termineront que tard dans la soirée. Le lendemain, ils seront relayés par leurs collègues et pourront bénéficier d'un repos bien mérité. «L'ensemble des mécaniciens doit s'adapter aux horaires et aux conditions climatiques propres à l'exercice, explique l'adjudant Jean-Alain Martin de Luxeuil. Red Flag représente une opportunité d'entraînement unique. Pour en profiter pleinement, la disponibilité des avions doit être optimale.» Red Flag Alaska 09/2 offre à l'ensemble du détachement français des conditions d'exercice à tous points de vue remarquables.